samedi 15 octobre 2016

La réunion-débat du 14 octobre à Saint Sébastien sur Loire

Nous étions invités par le Centre socio-culturel de l'Allée Verte. Didier, également membre de Santé Solidarité, m'avait demandé à l'accompagner, et le directeur du centre était d'accord. Le président nantais d'UFC-Que Choisir était également présent. Pressenti, ENEDIS n'avait pas donné suite...


La salle était bien garnie ! Nous avons compté largement cinquante personnes. Le directeur de Que Choisir s'est présenté avec son association et ses buts dans ce cas précis, soit donc la défense essentiellement juridique des consommateurs, ainsi que des conseils, puis Didier a présenté la sienne ( mettre en commun des cas, se serrer les coudes quand interviennent des coups durs de santé) et a donné déjà des jalons à la discussion. Tout de suite les questions ont fusé. Sur la santé, sur la pénétration des ondes, sur la confidentialité des données, sur la fiabilité du matériel...


Pour résumer, UFC-Que Choisir défend âprement ses adhérents, avec son arsenal juridique. Tout le juridique, j'oserai dire rien que le juridique. C'est une position très honorable. Il est cependant plus regrettable, qu'il ait cru pouvoir affirmer (il s'est bien qualifié lui-même de non-spécialiste, donc nous ne lui en voudrons pas)  qu'une personne extérieure à l'habitant ne puisse en aucun cas télécommander un appareil interne : la télécommande via CPL des ballons d'eau chaude prouve le contraire, même s'il s'agit d'une fonction faisant appel à d'autres fréquences plus basses du CPL, genre Jour-Nuit ou Arc-en-Ciel. Si on le peut pour UNE chose, on le peut en utilisant des fréquences plus élevées (CPL mode 1) pour des commandes plus complexes. A plus forte raison dans l'avenir, quand seront mises en œuvre des fréquences type 3, 4 ou 5 comme ce qu'utilise le téléphone cellulaire, qui sont déjà prévues, et qui peuvent être mises en place à distance sans aucune manipulation locale. Là aussi, faute de temps, il ne fut pas possible d'argumenter tous ces points.




En revanche, on peut dire que nous nous positionnons dans l'esprit de la légitimité des luttes contre les bousilleurs de santé, contre les grands-prêtres de Big Data, contre ce qu'un participant n'a pas hésité à qualifier de dictature. Il ne faut pas craindre de l'affirmer : pour faire avancer LE VRAI PROGRÈS, il est nécessaire d'en passer par une remise en cause des lois. C'est ce que faisaient les grévistes du XIXe, c'est ce que fit Rosa Parks quand elle refusa de se lever dans le bus de sa ville d'Alabama pour laisser un homme blanc s'asseoir à sa place. Les lois, de tous temps, furent les instruments des Plus Forts pour contraindre les plus nombreux. Mais aussi, souvent elles furent changées sous la pression des plus humbles quand ils réussissaient à s'unir suffisamment.


Le débat se poursuivit ainsi, très animé. Les questions se bousculaient. Et puis, vers la fin du "temps réglementaire", le directeur nantais d'ENEDIS, qui était déjà venu à d'autres réunions dont celle de Vertou organisée par Nantes-Métropole, s'est levé pour apporter sa bonne parole. Sa façon de procéder a été semble-t-il jugée assez cavalière, à en voir les réactions, d'autant qu'il avait été invité officiellement et n'avait pas donné suite.

Il a amené des affirmations que, coincé par le temps, je n'ai pas pu récuser, et c'est dommage. Je pense en particulier aux courants porteurs modulés par le Linky qui circulent dans tout un immeuble, ou un petit quartier, et pour lesquels il est nécessaire par sécurité de s'éloigner des fils du courant de deux mètres - chose fort difficile chez soi, tant ils sont nombreux. Et cela, je n'ai pas pu lui rétorquer.


Le temps de l'assemblée a été un peu bousculé, de ce fait, et il était plus de vingt-trois heures quand nous nous sommes quittés après la fin de la réunion proprement dite.



 
L'un dans l'autre, ce fut un bon débat, où se sont manifestées de vraies inquiétudes, comme celle d'un hypersensible qui a apporté son témoignage : le monsieur de Que Choisir n'a pu lui apporter que sa compassion, puisque la loi oblige semble-t-il à déployer les compteurs communicants. C'est bien là où l'on touche du doigt les limites de la pertinence des lois ; et la nécessité, oui, la nécessité, de se dresser pour affirmer autre chose ; et pour agir en conséquence malgré certains risques.







Jean-Claude


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