dimanche 18 septembre 2016

Linky : la fronde grandit, les représailles aussi

Nous ne sommes que le collectif correspondant au périmètre de Nantes-Métropole.

Dans une telle conurbation de six cent mille habitants bon poids, on n'est jamais assez nombreux et agissants, pour ne serait-ce qu'informer un maximum de personnes.

Malgré tout, nous avons réussi à organiser cette année deux réunions publiques, et à participer à trois forums organisés par Nantes-Métropole, et une réunion organisée par une association de défense de l'environnement. Nous allons continuer.

Alertés, de nombreux habitants ont signifié (par lettre avec accusé de réception) à leur maire, au conseil de métropole, à ENEDIS ex-ErDF, au Président de la République, au Ministre chargé du dossier, leur refus motivé de compteurs dit "intelligents" qui, pour certains (nous avons des témoignages) ont fait "sauter la marmite" de leur organisme, et les a fait basculer dans les électrosensibles, parfois à un niveau réellement insupportable. Ce handicap est d'ailleurs maintenant reconnu officiellement.

Les sollicitations, voire les harcèlements ou les menaces, ont même induit des personnes, dont le nombre va sûrement croître, à interpeller directement le siège d'ENEDIS via le recours à un huissier des Hauts de Seine (avec copie à leur maire), le tout avec AR bien sûr. Cela a un coût, un peu moindre quand le recours est collectif (voir nos autres articles sur le sujet). Il semble que ce moyen soit efficace, à preuve une lettre reçue par une personne à la suite de cet "exploit", comme on dit à propos d'actions d'huissiers.



"votre souhait de ne pas bénéficier du nouveau compteur...."
alors qu'il s'agit de ne pas SUBIR les inconvénients multiples (aucun avantage pour l'usager)


"ENEDIS est tenu d'assurer leur remplacement pour tenir compte des évolutions technologiques"
Traduisons : ENEDIS se dit obligé de nous imposer des camelotes dangereuses sous de multiples aspects, qui ont pour seul avantage de fliquer tout le monde, et de permettre l'accès à des "bricoleurs"  informatiques facilement.
Il faut savoir que nous avons appris une tentative par des hackers désireux de relever le défi, de modifier le relevé du compteur de quelqu'un : il ne leur a fallu que trois heures pour augmenter considérablement, à titre d'essai, le total consommé. Quand on l'a fait une fois, on peut le faire autant de fois qu'on veut très vite.  Pourtant des "spécialistes" particulièrement véhéments rencontrés au cours de tractages assurent mordicus qu'une intervention de ce genre est impossible. Raté !

Cette fois ENEDIS avoue bien que les collectivités locales sont les propriétaires des compteurs, comme du reste du réseau communal. Il ne peut plus finasser, même si - tiens donc - il précise ingénument " Comme nous vous l'avons précédemment précisé" : pas ce que disaient les pontes de "la maison" au cours des forums que Nantes Métropole avait organisés, et où nous étions présents.

Pour le reste,  selon le site de Stéphane Lhomme ce sont à ce jour 255 communes qui ont officiellement dit non au Linky, à comparer non au nombre total de communes françaises (le déploiement est prévu de se faire sur six ans), mais au nombre actuel de communes concernées par ce déploiement (500 environ). Ce nombre de détracteurs va sûrement s'accélérer dans l'avenir, les attendus des résolutions communales étant devenus maintenant juridiquement inattaquables.

De notre côté nous multiplions les distributions de tracts, bien plus "payantes" en terme de vrai impact sur le public que de simples "boîtages" dans les boîtes aux lettres, parce qu'on peut en même temps argumenter, interpeller, poser des questions et répondre à d'autres.

Il ne faut pas se leurrer : face à cette vraie information adaptée aux publics touchés, les "Autorités" et les entreprises de pose haussent le ton, voire le geste. A preuve ces exemples édifiants rapportés par les journaux : les employés de certains sous-traitants d'ENEDIS utilisent semble-t-il des méthodes que des malfrats ne désavoueraient pas.

Plus nous serons nombreux à sommer les poseurs A NE PAS FAIRE la pose, plus nous serons forts pour dénoncer cette arnaque organisée au seul bénéfice de multinationales désireuses de tracer les actes et les habitudes pratiquement de chacun. Le seul argument (mais il est dangereux) qui pourrait tenir la route est la possibilité de désactiver d'autorité et à distance (sans connaître les conditions d'utilisation) certains appareils en cas de pics de consommation, c'est-à-dire en pleine charge (risque d'arcs électriques qui endommagent les appareils, or on constate assez souvent des pannes justement peu de temps après la pose des Linky, donc ce n'est pas un risque négligeable).

Renseignez-vous, agissez, ne mollissez pas même en cas de tentatives de déstabilisation, voire de menaces.

Rappel : voici des lettres-types pour les habitants de Nantes-Métropole

- d'abord, une première action destinée à "prendre date" (notons que les lettres au maire et à la présidente d'agglo doivent se voir jointe la lettre à ENEDIS). Inutile d'attendre qu'ENEDIS vous contacte. Cela peut être fait dès maintenant.

- puis, à la réception des lettres qui ne peuvent manquer de venir, du moins d'ENEDIS, il s'agit de nous contacter pour organiser un envoi  groupé (moins cher au niveau des honoraires d'huissier), avec à nouveau plusieurs lettres
 et là, normalement ils sont liés et ne peuvent plus que constater que vous n'en voulez pas. 

Et puis quelques arguments que l'on peut avancer face aux hommes qui parfois accompagnent le poseur pour impressionner les personnes influençables....

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