vendredi 17 août 2018

QUI fera barrage à la vente des barrages ?

Actuellement presque 14% de la production électrique, en France, est assurée par les barrages hydro-électriques : la VRAIE électricité non-carbonée, indéfiniment renouvelable, sans déchet, souple, idéale, quoi !

Ces barrages, dont la France est si bien pourvue, ont actuellement un rôle absolument essentiel. Pourquoi ? Justement, parce que la plupart du temps ils ne sont pas à pleine charge, au contraire leurs turbines fonctionnent au ralenti.


barrage-voûte de Castillon

En hiver, quand généralement le niveau de l'eau est au plus haut, se produisent de grands pics de consommation à certaines heures, pour l'eau chaude et pour le chauffage des ménages, et aussi à peu près aux mêmes heures pour le pic de démarrage des machines dans les usines.  En un quart d'heure au maximum, les turbines peuvent recevoir bien plus d'eau, rétablissant l'équilibre. Pour comparer, les centrales thermiques (y compris les centrales nucléaires, qui après tout ne sont que des bouilloires géantes) prennent plusieurs heures pour augmenter leur production de façon significative. Quant aux éoliennes, elles ne peuvent donner que ce que le vent leur accorde, ce qui est très aléatoire.

Rappelons que l'énergie électrique ne se stocke guère. En-dehors des (chères, polluantes à la production, encombrantes) batteries d'accumulateurs, ne peuvent intervenir dans de rares cas que des couples de lacs (un en haut, un en bas dans les montagnes) : quand la consommation se raréfie, et que le prix du KWh est au plus bas, des pompes-turbines près du lac du bas MONTENT l'eau dans le barrage supérieur, alimentées par des moteurs électriques ; en revanche, en cas de pointe les vannes du lac supérieur s'ouvrent, les turbines du haut se mettent à tourner, entraînant des alternateurs pour un apport électrique complémentaire quasi instantané. C'est tout de même limité.


Voilà que Bruxelles (enfin, les lobbies qui pilotent cette aberration) fronce les sourcils, et exige que la France vende ces régulateurs non polluants à la concurrence. Régulateurs payés avec nos impôts, autrefois, bien entendu. Certes, c'est une perte de patrimoine.


Mais c'est bien plus. Quand une boîte comme... bof... tout-à-fait au hasard Solvay (je ne sais pas du tout s'il est intéressé, c'est juste un exemple) acquiert de tels monuments, c'est pour faire des sous-sous, donc pour les utiliser au maximum. Que va-t-il se passer ? Actuellement le centre de régulation national (ou un de ses centres régionaux) de RTE téléphone (là encore au hasard) au responsable du barrage de l'Aigle, en lui disant de « pousser les feux » à sa grande machine au ralenti. Hop, c'est parti pour un apport supplémentaire de tant de mégawatts.

barrage de l'Aigle

Quand Solvay ou un autre en aura pris les commandes, ce ne sera plus possible puisque le barrage sera presque toujours au maximum de sa capacité, il n'y aura absolument plus d'effet tampon. Il faudra trouver un moyen de réguler d'une autre façon. Cette autre façon, c'est la coupure d'électricité aux usagers plus ou moins volontaires d'un secteur. Oh, ce sera facile, il suffira de lancer un ordre à tels et tels concentrateurs, qui répercuteront à tels ou tels CAPTEURS via le CPL. Couic, plus de courant à la machine à laver, ou au four en train de cuire un soufflé... vous imaginez le tableau !

Les CAPTEURS nouvelle génération (apparemment on ne dit plus Linky, les communicants à pattes se sont mordus les doigts et ont rectifié le tir) sont bien là pour cette compensation, en plus de leur collecte permanente de données. On va bien rire.... euh...

Comment éviter de "parler politique" ? Il s'agit là de notre vie de demain (pas dans dix ans, bien plus tôt). Les CAPTEURS sont un élément essentiel d'une stratégie bien élaborée et à nombreuses facettes.

 Ceux qui refusent aujourd'hui de le voir, le regretteront un jour proche. Ils auront pourtant été prévenus, mais leurs oreilles auront été fermées à ces indications. Les Cassandre sont toujours mal vus.

Cet article est illustré grâce à Lucas Grandin et Malou C.,
élèves de la première S SVT 622 du lycée Jacques de Vaucanson à Tours.
Merci à eux.

dimanche 5 août 2018

Les compteurs (ou CAPTEURS) communicants dont l'eau !

Tous les CAPTEURS ont le même but (caché, mais évident) : recueillir le maximum de données sur tous les usagers du gaz, de l'électricité et de l'eau, ces trois sources essentielles de notre vie quotidienne. C'est pourquoi bien qu'ils s'en cachent, ceux qui mettent en place ces nouveaux appareils ont pour seul but (sous le couvert d'une prétendue "transition énergétique" aux sens multiples et souvent illusoires) de faire le plein de données sur chacun de nous. Cela complète agréablement (euh...) les autres données rassemblées par les GAFAM et autres, qui sont déjà colossales, mais encore incomplètes.

Qu'on ne s'y trompe pas : CHACUN, à un moment ou à un autre, peut se retrouver sous le microscope pour des raisons ou des prétextes auxquels on ne pense même pas. Ces données, qui pour le moment sont encore difficiles à réunir tant elles sont diverses, tracent de chacun un profil bien plus complet que ce qu'on connaît de soi-même. Cet aspect avait été évoqué au cours d'une réunion à Saint Herblain près de Nantes en 2017.

Les trois sources convergent vers ce mieux-connaître auquel aspirent "les Autorités", même si chacun tient à garder un voile pudique sur sa vie privée.

C'est pourquoi nous avions déjà esquissé
 —   les avantages et inconvénients du Linky
 —   les avantages et inconvénients du Gazpar

 

On sait mal ce qui en est des compteurs d'eau, pour différentes raisons.

— il y a plusieurs modèles différents, avec des caractéristiques qui peuvent varier. On sait que l'émetteur, qui se clipe sur le compteur lui-même, comporte une pile lui aussi. Valable pour combien de temps ? On ne sait pas. Émettant sur quelle fréquence ? On parle de 2,5 GHz, mais sans confirmation.

— il y a autant de fournisseurs que de syndicats intercommunaux, et plusieurs prestataires (SAUR, VEOLIA, Lyonnaise des Eaux – les principales – ... une dizaine en tout) donc une jungle difficile à démêler

— des réémetteurs seraient installés sur les lampadaires par exemple (un émetteur pour deux lampadaires, à 2 ou 3 mètres du sol), donc des réémetteurs très nombreux sans doute parce que la fréquence est élevée.

— la fréquence de ramassage des données risque d'être très élevée, presque en temps réel, « pour détecter tout de suite les fuites ». Cela permet surtout de créer une belle courbe de charge très intéressante pour les assureurs, les marchands de machines à laver, et autres.

La pose a commencé, d'après ce que l'on sait, dès 2010. Dans la plus grande discrétion. Comme il s'agit le plus souvent d'un simple ajout au compteur existant, il n'y a pas interruption du flux d'eau. Il faut aller vérifier pour savoir si le petit machin avec sa courte antenne de 5 centimètres à peine a été mis en place.

Je pense en avoir dit ce que j'en sais ; ah si, les compteurs appartiennent aux communes ! Pour les CAPTEURS, il faudrait sans doute un procès pour le définir exactement, car il y a semble-t-il un trou juridique là-dessus.

Pour les compteurs à eau, brièvement c'est donc assez proche, au point que déjà, des personnes sont chassées de chez elles : elle ont pu se faire remettre l'ancien compteur d'eau, mais les émissions des émetteurs installés sur les compteurs voisins sont suffisantes pour leur rendre la vie insupportable. Oui, nous avons des noms, même si les personnes en question exigent de rester anonymes pour différentes raisons que nous connaissons.

Afin de rendre compte du résultat, nous avons mis à jour un tableau établi voici déjà presque deux ans.


mercredi 1 août 2018

Après avantages et inconvénients du Linky, ceux du Gazpar !

GAZPAR, des questions "express"






Comment ça marche ?

1  —  un compteur classique mécanique crée des impulsions à chaque avancée du compteur (selon les mouvements des deux soufflets à l'intérieur)

 

2 — un capteur dans une enceinte vraiment hermétique (sinon zone ATEX 1) jaune transforme chaque impulsion en information, il y a donc un petit ordinateur basique dans cette enceinte nommée Gazpar. Ordinateur alimenté pendant 20 ans (!) par une pile au lithium. Celle-ci alimente aussi l'émetteur 169 MHz qui se déclenche (selon les dires officiels de GRDF) deux fois par jour pendant une seconde. On n'a pas pu encore contrôler cette fréquence d'émissions. 

Les déclarations d'un directeur régional de GRDF tendraient à faire penser que, comme pour le Linky, les échanges d'informations avec le concentrateur seraient très fréquents : pour vérifier que les interlocuteurs sont bien là, mais aussi pour abaisser le délai entre deux envois de données. Ce pourrait être horaire, bi-horaire, voire tous les quarts d'heures, ou plus rapproché encore. D'où une nouvelle "courbe de charge" bien vendable.

 

3 — Donc, en principe, à vérifier, deux fois par jour l'émetteur du Gazpar lance une émission de moins d'une seconde. Celle-ci est récupérée, si "tout va bien", par un concentrateur situé sur un lieu élevé à une distance jusqu'à 5 Km, ce qui implique une émission assez forte en puissance au départ en raison des inévitables interférences. La petite pile au lithium tiendra-t-elle vingt ans ?

 

4 — Plusieurs fois par jour (combien ?...) le concentrateur répercute sur les fréquences 900 MHz ou apparentées (pour mémoire ENEDIS utilise la gamme des 2,4 GHZ, soit 2400 MHz, et les magnétrons des fours à micro-ondes émettent en 2,45 GHz, avec davantage de puissance bien sûr) sa collecte vers le récepteur GRDF, situé... on ne sait pas où. Celui-ci peut à son tour donner des ordres aux concentrateurs, pour des mises à jour ou des changements dans le rythme des relevés.


Des avantages ? Des inconvénients ?

 

1— Pour GRDF,

 

— plus de relevés à pied, donc beaucoup de mises à pied (à vue de nez 2 à 3000, voire plus)

 

— possibilité de vendre des données, même si théoriquement « c'est interdit sans le consentement explicite des usagers » devenus simples clients.

 

— en revanche plus du tout de contrôle visuel des compteurs, ce qui peut être dangereux avec le temps.


2 — Pour l'usager (il le reste, parce que quoiqu'on pense, il s'agit là d'un essentiel service public dans son sujet même)

 

— avantage, plus besoin de rester une demi-journée pour ouvrir la porte au releveur de l'index

 

— inconvénient de cet avantage, des personnes se déplaçant peu perdent cette visite ; comme celle du facteur est maintenant payante...

 

— ces impulsions que le Gazpar envoie "deux fois par jour" sont multipliées par le nombre de Gazpar, qui peut être important dans un immeuble. Ce n'est pas très important, mais cela s'ajoute par des émissions pulsées à un brouillard électromagnétique de plus en plus prégnant. Encore la 5G n'est-elle encore pour le moment (août 2018) qu'à un stade expérimental, mais son déploiement commence sans doute dès la rentrée dans des villes pilotes comme Nantes, Toulouse, Lyon, Lille, Grenoble, St Étienne... (une dizaine environ au départ)

 

— la plupart des gens se contrefichent de pouvoir suivre (avec environ une semaine de décalage souvent) leur consommation sur Internet. En revanche, les données qui circulent et les concernent font dresser l'oreille même si elles paraissent moins importantes que celles que déploie la courbe de charge du Linky. Il est connu que la CNIL est bien impuissante, même si elle peut formuler des recommandations.

 

— des économies ? Il faudra payer le compteur, avec le temps. Un compteur remplaçant assez souvent un appareil en parfait état de marche (les anciens sont nettement plus "costauds"). Pour les économies elles-mêmes, elles seront la plupart du temps parfaitement négligeables à condition que ce nouvel appareil soit fiable. Et pour rappel, au plus tard au bout de vingt ans, sans doute dans un délai plus bref encore dans de nombreux cas, il faudra à nouveau changer l'appareil avec sa pile soudée.


Conclusion rapide : un nouveau compteur si nécessaire ; communicant, NON.

(quelques données ont été mises à jour, merci au collectif du Vallon)