vendredi 5 mai 2017

Quelques réflexions sur la conférence "Qui contrôle le BIG DATA"

Le 4 mai 2017, à Saint Herblain, était organisée une conférence sur ce sujet devenu de jour en jour plus important. Le BIG DATA, c'est cette accumulation monstrueuse de données diverses, disparates, dans des formats plus que pléthoriques (deux cents ? plus ?).

Étaient invités quatre érudits dans plusieurs branches, nous reprenons ici leurs noms et qualifications.

Fabrice Benaut, fondateur d'iDeaTrans, président de l'Alliance active data, entre autres casquettes...

Dominique Cardon, sociologue à l'université Paris Est Marne la Vallée, le plus "ancien"

Valentine Ferreol, consultante, présidente d'honneur de l'institut G9+

Nicolas Guy, fondateur de la société SoyHuCe

Un meneur de jeu les invitait à prendre la parole tour à tour, en aiguillant ou en posant les questions si nécessaire.

Le BIG DATA, qu'est-ce physiquement ? C'est une collecte de multiples façons différentes, de données n'ayant généralement aucun rapport les unes avec les autres. Elles sont stockées, dans les grandes villes, sur des supports leur appartenant, essentiellement des disques durs d'ordinateurs, cela permet d'y faire référence rapidement en cas de recherche.

Le plus souvent, ces milliers de milliards de bits sont par commodité déposés via la Toile dans ce qu'on appelle "le cloud", ce lieu informel composé de nombreux datacenters, ce que j'appellerais plus précisément des fermes d'ordinateurs. En effet, les données, il faut les élever, les nettoyer (un intervenant faisait remarquer que souvent la collecte est "sale", pleine d'erreurs diverses), les dompter, les rendre utilisables.

Cela peut être les relevés de pollution d'une ville à différents points, jour par jour, soit grâce à des postes fixes, soit en faisant intervenir des unités mobiles de captage appartenant à des prestataires de service. Cela peut être aussi les comptages de véhicules à différents points, auxquels il faut réagir vite pour par exemple dévier la circulation d'un grand axe soudain obstrué par un accident. Mais aussi, il peut s'agir du remplissage de transports en commun, qu'il faut s'efforcer d'optimiser. Tout est stocké, en vue d'analyse, et tout est dans des formats différents. On notera ainsi que les données fournies par le Linky ont été fort peu abordées, sans doute parce que ce volet est encore trop neuf pour qu'on s'y penche.

Justement, les données collectées par le Linky ont la particularité de présenter un caractère personnel, ce qui oblige à les transmettre dans un format crypté théoriquement robuste. Robustes, sont ceux des échanges de données de santé, militaires, de données industrielles de pointe : bien naïfs seraient les entreprises qui garderaient "sur le cloud" des indications sur leur clientèle, leurs stocks. Certaines, et des grandes, l'ont fait, et n'existent plus.

Le cloud, ce sont de très grosses maisons, mondiales, qui conservent pour un prix modique vos données. Parce qu'elle sont mondiales (et généralement étatsuniennes), elles donnent accès à leur gouvernement à ces données. A part certaines boîtes très spécialisées dans le cloud seul, ce sont bien entendu les GAFAM qui se présentent à tous, et qui collectent "gratuitement" tous les éléments de votre vie. Pas assez de personnes en sont conscientes.

Intervient alors l'algorithme. C'est ce qui va permettre, à partir d'un amas monstrueux et incohérent, de relier des données entre elles pour leur donner un sens, voire une utilisation. Il faut dire que le BIG DATA est caractérisé par ce qu'on appelle les 3 V : la Variété des données, la Vélocité à les collecter et les traiter, le Volume qu'elles représentent.

L'algorithme, alchimie subtile, est comparable à une recette de cuisine où l'essentiel est dans la nuance. Google a bâti sa fortune colossale sur son algorithme de traitement des données, qui permet à partir d'un ou deux mots clefs de s'y retrouver dans une masse énorme d'articles, de photos..... Autant dire que cet algorithme est aussi secret et aussi bien gardé que la composition exacte du Coca-Cola.

L'algorithme permettra sans doute par exemple de croiser les données de la pollution dans tel ou tel lieu, de la météo, de la gestion des transports individuels ou en commun le plus optimisés possible. Il aidera aussi à rechercher les livres traitant d'un sujet méconnu, ou au contraire, banal. Nul doute qu'une entreprise sensée ne s'aventurera pas à confier ses algorithmes au cloud, à ces fermes d'ordinateurs où les grandes sociétés et les États peuvent puiser. Pour donner une idée de ce qu'est une ferme d'ordinateurs, la plus importante de Google comporte un million de machines interconnectées, les unes gérant leurs disques, d'autres moins nombreuses se contentant de servir de nœuds de circulation.

Nul doute que la science, ou l'alchimie, de l'algorithme fera encore des progrès afin d'interconnecter toujours plus des données n'ayant apparemment aucun rapport.

Pour conclure, ce nouveau système est-il un bien ? Est-il un mal ?

Déjà les fermes d'ordinateurs sont à la fois beaucoup plus efficaces qu'autrefois, et en même temps beaucoup moins énergivores même si leur consommation globale correspond à un nombre respectable de centrales électriques dans le monde.

Mais c'est surtout la possibilité, pour chacun, de maîtriser la confidentialité de ses propres données, et de pouvoir les soustraire aux entreprises voraces et aux États tentaculaires, qui reste à parfaire. Trop de gens confient imprudemment toute leur vie à des monstres comme Facebook (impressions écrites, sentiments, photos, vidéos...), des garde-fous solides seront à construire pour que ces entreprises n'aillent pas trop loin. Il est regrettable que, pour le moment, la CNIL n'ait pas plus de pouvoir.

mercredi 3 mai 2017

Procédures de refus des compteurs communicants

 Rappelons-le pour que ce soit bien clair. Le 2 février 2016, devant une commission parlementaire, le président du directoire d'ENEDIS, Philippe Monloubou, déclare que le compteur n'est pas obligatoire.






 
Des paroles similaires seront prononcées par d'autres cadres supérieurs d'ENEDIS.
 
Les recherches tant dans le domaine des risques que dans celui des méandres judiciaires nous amènent à proposer un aménagement dans certaines procédures, pour ceux qui ne veulent pas des nouveaux CAPTEURS (vendus comme des "compteurs", mais ce n'est qu'un aspect très annexe de leurs possibilités).

L I N K Y

Cela nous amène à revoir pour le Linky les premiers recours (ceux qui d'ailleurs suffisent pour les personnes dont le compteur actuel est protégé, soit dans une cour bien fermée, soit même à l'intérieur).

P R E M I  E R S . R E C O U R S
 
 Dans ce dossier ZIP sont incluses des lettres-types à adresser à votre Maire, à la présidence de votre communauté de communes, et à ENEDIS (désormais il a été préconisé de s'adresser directement au siège, à Courbevoie (Paris-La Défense)), ainsi qu'une lettre au président de la République. Pour ENEDIS il est proposé deux lettres : une pour éviter le REMPLACEMENT d'un compteur par un nouveau capteur, et une pour le cas de nouveaux raccordements, genre logement neuf par exemple. Ces lettres sont à envoyer avec accusé de réception. Ne pas oublier, c'est préférable, d'aller chercher préalablement à la Poste des liasses pour accusés de réception. Le numéro de ceux-ci sera porté dans la lettre elle-même. Les envois seront, de préférence là encore, effectués dans des enveloppes à fenêtre pour que le destinataire ne puisse arguer que cette enveloppe est vide.
  https://ti1ca.com/sxupej1y-Premier-refus-Linky-Premier-refus-Linky.zip.html

S U I T E . D A N S . L E S . R E C O U R S


 Il s'agit donc de confirmer le refus pour des lieux vulnérables. Il faut pour cela au moins attendre que vienne une réponse d'ENEDIS (il y en a toujours une).

Cela comporte bien entendu des cages d'escaliers d'immeubles, où parfois des personnes non souhaitables et/ou non souhaitées réussissent à pénétrer. Cela peut être des quémandeurs, représentants commerciaux, ou autres. Cela peut être aussi des poseurs de capteurs communicants : il est bien connu maintenant que, souvent, ils en sont arrivés à trouver les compteurs, à arracher les injonctions à ne pas poser, puis à photographier "la place nette" en justificatif de leurs actes ; ensuite, sans vergogne, ils posent. Il faut dire que la carotte de la prime en cas de poses conformes en nombre aux prévisions offerte par Enedis (voir l'article sur la vie privée) décuple les ardeurs des poseurs. Ceux-ci, souvent des personnes au statut précaire, n'ont pas toujours le choix.



En conséquence de toutes les expériences accumulées depuis le début de l'été dernier, expériences parfois très orageuses, nous proposons donc un nouveau "mode d'emploi" un peu plus précis encore, avec une sommation DE NE PAS FAIRE encore plus fouillée et argumentée.



Voici donc un nouveau fichier ZIP comportant cinq documents.



¤ le mode d'emploi, remis en forme pour une impression éventuelle facile en recto-verso. Il a été formalisé en pdf. Il donne des liens vers différents autres documents, comme pour ceux qui ont leur compteur à l'intérieur et n'ont donc pas besoin de l'huissier (sauf, et c'est un autre cas encore, si pour accéder au compteur le poseur a commis carrément une violation de propriété avec effraction).



¤ la signification DE NE PAS FAIRE de 21 pages, à compléter sur les pages 1 et 21. Compléter (y compris à nouveau l'adresse physique du compteur sur la page 21), mais ne rien modifier d'autre. Ce document est en format doc, utilisable par tous les éditeurs de texte, dont LibreOffice bien sûr. Ne pas oublier de remettre l'adresse où est sis votre compteur à la dernière page. Ne rien enlever, ne rien modifier d'autre, l'action serait moins efficace. Il faudra en envoyer DEUX exemplaires à l'huissier, avec la lettre d'accompagnement, la photocopie recto-verso d'une pièce d'identité, celle de votre dernière facture, et le règlement des droits d'exploit d'huissier.

¤ la lettre de mission pour l'huissier

¤ la lettre au maire pour accompagner la copie de l'assignation



¤ un fichier à imprimer et sécuriser (par mise sous plastique dans une papeterie par exemple), et à apposer sur votre entrée, ou celle de votre immeuble (à l'intérieur, visible de l'extérieur) si tous les occupants sont d'accord. Affichette bien fixée, invitant les poseurs à passer leur chemin, et à ne pas tenter de violer une propriété privée (délit réprimé par la loi). C'est valable aussi par exemple si le compteur est dans votre jardin, que vous sécuriserez soigneusement (serrure fermée, chaînes, cadenas, clôtures hautes).  Dans ces cas-là, il leur est recommandé par ENEDIS de ne pas tenter de passer outre.






Bien entendu, si vous employez la procédure de l'exploit d'huissier, n'oubliez pas d'apposer une copie de l'assignation près du compteur, d'introduire une preuve de date (journal du jour), et de photographier le tout de façon lisible. Gardez plusieurs exemplaires de la photo dans plusieurs endroits, y compris chez quelqu'un de confiance, avec encore une copie de l'assignation. Gardez également à plusieurs endroits des copies de l'assignation en retour, celle où l'huissier aura apposé son tampon sur la première et la dernière pages : celle-là devra être conservée très précieusement.

L'huissier se présentera au siège d'ENEDIS, exécutera l'assignation A NE PAS FAIRE, et en retour il vous renverra le second exemplaire du dossier, sur lequel (c'est un arrangement avec le cabinet Griffon-Waret) il apposera son tampon officiel sur la première et la dernière pages. Cela indiquera qu'il s'agit bien du document transmis à la direction d'ENEDIS.

Vous en ferez des photocopies, pour l'une elle partira vers votre maire toujours en accusé de réception avec la lettre-type correspondante, et de préférence dans une enveloppe à fenêtre pour qu'il ne puisse pas arguer que l'enveloppe est vide. Vous avez la lettre type d'envoi.

Un autre exemplaire sera confié, en cas d'incendie, à un proche habitant une autre adresse.



Vous manquez d'arguments ? Nous vous avons préparé un autre ZIP, comportant nos deux principaux tracts, recto-verso, une affichette de taille A5 à déposer près des écoles par exemple, mais de toute façon dans des lieux d'affichage autorisé (important) , ainsi que notre argumentaire plus étoffé (8 pages) et un explicatif des appareils (26 pages très aérées, en format paysage pour permettre d'en faire une plaquette)
https://ti1ca.com/s5imd0u6-argumentaires-argumentaires.zip.html



 

  G A Z P A R

 Les procédures sont plus simples : il suffit d'écrire à la cellule nationale de GRDF d'Évreux, et à la communauté de communes, avec les mêmes précautions que pour le Linky. Le fichier ZIP comporte ces deux lettres-là, plus une réponse (anonymisée) que j'avais faite à GRDF à un courrier de relance.
https://ti1ca.com/yxulwxnh-lettres-type-Gaspard-lettres-type-Gaspard.zip.html

Pour les compteurs d'eau, seule votre communauté de communes est concernée, il suffit d'adapter la lettre concernant le Gazpar.




Rappel des adresses auxquelles se référer.

— pour les personnes de Nantes-Métropole, voici l'adresse de celle-ci.
 
Madame la Présidente de Nantes-Métropole,

2, Cours du Champ de Mars

44923 NANTES CEDEX 9



— pour contacter des personnes utiles (cliquer sur la photo pour l'agrandir, c'est le verso de l'un de nos tracts)




Vous noterez en particulier que, si vous êtes un élu, conseiller municipal, maire, ou que vous envisagez de sensibiliser des élus, le site de Stéphane Lhomme lui-même élu, propose un choix de résolutions-types, d'arrêtés.

et nous ne saurons trop remercier Madame Annie Lobé, pour ses très précieux conseils.

pour le  collectif,

 

JC

mardi 25 avril 2017

Conférence "Qui contrôle le BIG DATA" à Saint Herblain

Ce 4 mai, nous sommes tous conviés à une conférence à la Maison des Arts, à Saint Herblain.



Sujet crucial, terrible, celui des moyens que se donnent les multinationales pour superviser et contrôler tous les Terriens. Le BIG DATA, c'est la grande affaire qui débarque dans nos vies. Qui s'y impose avec arrogance. Qui veut imposer ses choix anti-culturels, dictatoriaux, sous des dehors de moins en moins enjôleurs.

Philippe Monloubou, président du directoire d'ENEDIS, n'hésite pas à annoncer que celui-ci est devenue une entreprise de BIG DATA, avec à la fin du déploiement des Linky un parc de trente-cinq millions de CAPTEURS. Trente-cinq millions, à ajouter aux autres trente-cinq millions contrôlant l'eau des usagers, aux onze millions de ceux du gaz, à tous ceux des appareils électroménagers déjà pucés (depuis 2010), des voitures, des capteurs de pollution, de trafic automobile, et bien entendu des smartphones et autres tablettes.

Avec tous ces éléments, les citoyens ne seront plus que des marionnettes dont chaque pas sera épié, chaque action décortiquée, y compris la plus intime.

Cela fait-il penser au Big Brother du roman 1984 de George Orwell ?



On peut penser que cela va plus loin encore, avec des réminiscences du Meilleur des Mondes de Wells, ou plus désespéré encore, la Vingt-Cinquième Heure de Virgil Gheorghiu.

Sans doute cette conférence apportera-t-elle des éclaircissements sur certains aspects auxquels on ne pense même pas.

Jean-Claude

mardi 11 avril 2017

Le numérique contre la Vie

Ce dimanche 9 avril, les collectifs contre Linky et les autres capteurs communicants proches de Notre Dame des Landes y ont été invités.

On leur demandait de venir apporter quelques précisions à une discussion commune dans l'une des fermes où les ZADistes si décriés par certains on recréé la vie, la vraie, pas celle trépidante des villes, mais celle que nous avons connue il y a quelque 60 ou 70 ans.

C'est le collectif Écran Total qui avait organisé cette rencontre.  Le sujet abordé était l'irruption de l'informatique dans nos vies.  Cela se passait dans la grange de l'ancienne ferme nommée "la Wardine". Pas un son "moderne", en-dehors des discussions et des témoignages. En revanche, des commentatrices assidues, les hirondelles, passaient et repassaient au-dessus du groupe. Cinquante personnes ? Plus ? Je n'ai pas compté.

Des témoignages terribles nous sont venus de travailleurs sociaux, d'employés de Pôle Emploi, d'ouvriers,  d'enseignants, en tout une trentaine de témoignages. Une idée-force se dégageait de ces constats : la volonté délibérée, de la part de décideurs lointains, de tout codifier dans la vie de tous. Toute tâche même complexe et nécessairement nouvelle à chaque fois doit être analysée, décortiquée, démontée en des sous-tâches codifiables, quantifiables, "mortes" en quelque sorte. Comme si un entomologiste se croyait obligé, pour étudier la vie d'un insecte, de le démembrer, de le disséquer, et ensuite d'en conclure qu'il ne peut pas voler, alors que la demi-heure précédente, c'est bien ce qu'il faisait.

Pour les humains, même problématique : chaque facette de sa personnalité DOIT entrer dans une case, pour en déduire des analyses statistiques, des graphiques, des camembert, aussi éloignés de la vie que possible.

On notera que les capteurs d'énergie, les "compteurs" communicants, comme tous les autres objets communicants, voitures, capteurs de pollution, réfrigérateurs, lave-linges, doivent contribuer à ce fichage généralisé d'où la vraie vie est exclue.

Il s'agit là d'une vraie lutte, par appareils interposés, entre de vraies personnes (heureusement encore de très loin les plus nombreuses) et des décideurs qui ignorent ce que sont les sentiments (des psychopathes, quoi), et ne pensent que statistiques, quotas financiers, profits, manipulation. A chacun non seulement d'en prendre conscience, mais aussi de faire le nécessaire avec tous les autres éveillés pour que la dictature numérique ne réussisse pas à s'installer. Et il faut le faire vite, parce que les générations les plus jeunes sont sciemment inoculées au numérique dès la maternelle. Ceux-là ne sauront pas aussi facilement réagir.

mardi 28 mars 2017

Les compteurs communicants : Stéphane Lhomme en parle

C'était le 13 janvier à Paris, à la Bourse du Travail.

Stéphane Lhomme, élu de la petite ville de Saint Macaire (Gironde), présentait l'une de ses très nombreuses conférences. Celle-ci a été filmée. En voici l'intégralité.



Le 10 février, c'est à la salle du Vigneau, à Saint Herblain, qu'il était venu à notre demande apporter ses explications. Salle pratiquement pleine. Ambiance à la fois studieuse et chaleureuse.

Nous continuons à nous opposer, et à expliquer pourquoi. Ce n'est pas pour rien que, le 22 mars, plus de deux cents collectifs de pratiquement la France entière ont délégué des participants à un rassemblement devant la Maison de la Radio, en présence des candidats à la présidence qui venaient se présenter aux maires de France.

En revanche, ce n'est pas pour rien non plus, si le seul média "officiel" présent était France Bleu Ile de France, à titre de radio locale. Un seul journal présent : L'Humanité. Ces initiatives gênent considérablement les Grands Industriels, les Grands Banquiers et les multinationales.



Seulement deux candidats se sont prononcés contre les compteurs communicants : Nicolas Dupont-Aignan, maire d'Yerres (Essonne), qui a déjà au niveau de sa commune pris des arrêtés il y a un an ; et puis Jean-Luc Mélenchon. Il n'y en a pas d'autre. Au moment du choix, cela peut avoir une incidence.

Il sera sûrement important de poser également la question aux candidats à la législative : après tout, ce sont eux qui votent les lois. Au nom du principe de précaution, des aménagements aux lois déjà votées peuvent parfaitement intervenir. On peut penser par exemple aux seuils d'admissibilité des ondes : la France est actuellement en Europe parmi les plus laxistes qui soient. Cela PEUT changer.



samedi 25 mars 2017

Les capteurs communicants, dont Gazpar, ce sera toujours non

Aujourd'hui m'est parvenue une lettre de GRDF : cette société voudrait bien me fourguer son Gazpar, mais voici un bon moment déjà que j'ai envoyé avec AR un avis de refus à Evreux : c'est là que se situe la cellule Gazpar pour toute la France.

Voici le contenu de cette lettre.


























Je viens de répondre. J'espère que ce sera suffisant : il semble que les poseurs Gazpar soient moins agressifs que les envoyés d'Enedis, mais je peux me tromper.


GRDF
Service compteurs communicants gaz
TSA 85101
27091 EVREUX CEDEX




OBJET : Confirmation de refus d'un compteur communicant
(réponse à votre lettre du 17 mars)



Madame, Monsieur,



S'agissant de la technologie du Gazpar, je pense en savoir suffisamment (sans pour autant tout savoir) pour me prononcer. Même si vous assurez que vos appareils sont en conformité avec vos normes, il est assez clair que celles-ci ont été établies de façon assez laxiste il y a déjà un certain temps.

S'y ajoute le fait que ces ondes s'ajoutent, s'empilent sur beaucoup, beaucoup trop d'autres ondes aux profils souvent torturés, saccadés : c'est cet empilement qui, à la longue, devient vraiment un danger. D'où, quand on peut l'éviter, la décision de s'en passer, comme on peut se passer (volontairement cette fois) du Wifi, de certaines lampes, des téléphones sans fil DETC, des téléphones portables, des fours à micro-ondes, des plaques à induction, de la télévision. Un jour intervient le dépassement de pile, et les désagréments de santé commencent. J'en connais personnellement des exemples.

Le service public se doit de fournir la métrologie nécessaire à la connaissance de sa consommation. Fort bien. C'est ce qu'il fait, avec brio, depuis l'origine. Des agents viennent relever l'index, et chose importante, s'assurent que l'appareil est en bon état : c'est justement ce que vous comptez enlever, quitte à mettre ces personnes au chômage. Un relevé automatisé n'apportera RIEN de plus à l'usager, vous pouvez m'en croire.

Ce compteur ne m'appartient pas, je le sais : en revanche lui apporter un module supplémentaire communicant, ou le remplacer par un communicateur intégré, cela, je le refuse puisque la lecture de l'index sera toujours possible. Ce n'est pas, et ne doit pas être dans mon contrat.

Les données recueillies, qui du fait de l'automatisation seront beaucoup plus fines, ne peuvent avoir un intérêt que pour des sociétés extérieures : nul doute que, débarrassées (ou non) des références personnelles, elles auront beaucoup de valeur pour des industriels, des assureurs, et d'autres encore sans doute. Il ne fait aucun doute que, d'une façon ou d'une autre, elles seront utilisées même si effectivement mon identité en est expurgée. La chose est tout aussi valable que pour les autres instruments de mesure de nos consommations.

Pour toutes ces raisons, si je ne m'oppose pas au remplacement de mon compteur par un autre compteur définitivement non communicant, je ne peux pas accepter le module qui change tout.

Mes sincères salutations.

vendredi 24 mars 2017

Les rapports sur les compteurs communicants


Pas de doute. Comparer les rapports "officiels" et ceux d'un amateur TRÈS éclairé (sans doute un vrai pro à la retraite) revient à comparer le jour et la nuit.

On ne mesure pas les mêmes choses, il faudrait même dire, de la part des "officiels", on ne mesure SURTOUT PAS les mêmes choses.

Il n'y a aucune ressemblance entre des mesures de champs calibrées, dans un environnement neutre de labo où tous les facteurs sont optimisés pour avoir un résultat "propre", et des mesures effectuées dans de vrais logements (appartements ET maisons individuelles pour voir les différences) avec les instruments adéquats cette fois. Paradoxalement, c'est l'amateur qui a tenu compte de ce qui pourrait gêner la mesure. Il a pris la peine de neutraliser grâce à des filtres passe-haut le courant alternatif normal, ce qui nous donne en résultat les perturbations seules.  Il a utilisé différents oscilloscopes selon les cas, vu qu'on ne manœuvre pas exactement le courant triphasé et le monophasé habituel. Incidemment, pour ce que j'en sais, en Suisse ils ne se posent pas de questions : tout le monde est alimenté en triphasé, même quand la consommation ne le justifie pas. C'est plus cher !



Nous avons regroupé dans un même fichier zip les deux rapports, celui de l'ANFR, et celui de notre vrai pro indépendant.


Il ne fait absolument aucun doute qu'on décèle immédiatement deux choses :

– sans être en continu, les salves diverses de trains d'ondes véhiculées par le CPL dans tout le logement surgissent aléatoirement, mais avec une fréquence allant de quelques secondes à deux ou trois minutes : cela laisse déjà supposer qu'on assiste là à des émissions provenant non seulement du CAPTEUR du logement, mais aussi de ceux des autres appartements. Et tout cela jour et nuit !

– le constat de leur irrégularité de courbe indique qu'effectivement ce sont des ondes provenant de plusieurs sources, qui s'entrechoquent, qui interfèrent avec des "nœuds" et des "ventres", voire des pointes aiguës largement supérieures à la moyenne.

Pas la peine de comparer ces résultats avec les normes officielles françaises, parmi les plus laxistes d'Europe : pour donner un exemple, en  Hongrie les tolérances sont à peu près cent fois plus faibles. Mais en Hongrie, ne sévit pas EDF, belle multinationale qui a l'intention d'essaimer son LINKY, sa fierté, son collecteur universel de BIG DATA, dans le monde entier.

Comme c'est quasi-permanent, la bouillie résultante ne peut que faire très mal aux appareils, mais aussi et bien plus encore aux être vivants. Doit-on s'étonner, alors, que des personnes jusqu'alors en bonne santé, soudain dès la pose, se mettent à subir des acouphènes, des migraines, des pertes d'équilibre, des pertes totales de sommeil, voire des accidents cardiaques comme récemment à Chartres de Bretagne ?

Bien entendu, Enedis fait tout son possible pour étouffer ces infos pertinentes et gênantes, ce qui ne l'empêche pas de redoubler d'exigences envers les poseurs pour qu'ils aillent le plus vite possible dans leur besogne. Tout cela quitte à ce que la sécurité de l'installation ne soit plus aussi bonne. Ne nous a-t-on pas affirmé que les incidents de pose allant jusqu'à l'incendie auraient une fréquence de deux ou trois fois par semaine ? Vos journaux n'en relèvent certainement pas autant.

pour le collectif 44 contre Linky,
Jean-Claude