vendredi 17 août 2018

QUI fera barrage à la vente des barrages ?

Actuellement presque 14% de la production électrique, en France, est assurée par les barrages hydro-électriques : la VRAIE électricité non-carbonée, indéfiniment renouvelable, sans déchet, souple, idéale, quoi !

Ces barrages, dont la France est si bien pourvue, ont actuellement un rôle absolument essentiel. Pourquoi ? Justement, parce que la plupart du temps ils ne sont pas à pleine charge, au contraire leurs turbines fonctionnent au ralenti.


barrage-voûte de Castillon

En hiver, quand généralement le niveau de l'eau est au plus haut, se produisent de grands pics de consommation à certaines heures, pour l'eau chaude et pour le chauffage des ménages, et aussi à peu près aux mêmes heures pour le pic de démarrage des machines dans les usines.  En un quart d'heure au maximum, les turbines peuvent recevoir bien plus d'eau, rétablissant l'équilibre. Pour comparer, les centrales thermiques (y compris les centrales nucléaires, qui après tout ne sont que des bouilloires géantes) prennent plusieurs heures pour augmenter leur production de façon significative. Quant aux éoliennes, elles ne peuvent donner que ce que le vent leur accorde, ce qui est très aléatoire.

Rappelons que l'énergie électrique ne se stocke guère. En-dehors des (chères, polluantes à la production, encombrantes) batteries d'accumulateurs, ne peuvent intervenir dans de rares cas que des couples de lacs (un en haut, un en bas dans les montagnes) : quand la consommation se raréfie, et que le prix du KWh est au plus bas, des pompes-turbines près du lac du bas MONTENT l'eau dans le barrage supérieur, alimentées par des moteurs électriques ; en revanche, en cas de pointe les vannes du lac supérieur s'ouvrent, les turbines du haut se mettent à tourner, entraînant des alternateurs pour un apport électrique complémentaire quasi instantané. C'est tout de même limité.


Voilà que Bruxelles (enfin, les lobbies qui pilotent cette aberration) fronce les sourcils, et exige que la France vende ces régulateurs non polluants à la concurrence. Régulateurs payés avec nos impôts, autrefois, bien entendu. Certes, c'est une perte de patrimoine.


Mais c'est bien plus. Quand une boîte comme... bof... tout-à-fait au hasard Solvay (je ne sais pas du tout s'il est intéressé, c'est juste un exemple) acquiert de tels monuments, c'est pour faire des sous-sous, donc pour les utiliser au maximum. Que va-t-il se passer ? Actuellement le centre de régulation national (ou un de ses centres régionaux) de RTE téléphone (là encore au hasard) au responsable du barrage de l'Aigle, en lui disant de « pousser les feux » à sa grande machine au ralenti. Hop, c'est parti pour un apport supplémentaire de tant de mégawatts.

barrage de l'Aigle

Quand Solvay ou un autre en aura pris les commandes, ce ne sera plus possible puisque le barrage sera presque toujours au maximum de sa capacité, il n'y aura absolument plus d'effet tampon. Il faudra trouver un moyen de réguler d'une autre façon. Cette autre façon, c'est la coupure d'électricité aux usagers plus ou moins volontaires d'un secteur. Oh, ce sera facile, il suffira de lancer un ordre à tels et tels concentrateurs, qui répercuteront à tels ou tels CAPTEURS via le CPL. Couic, plus de courant à la machine à laver, ou au four en train de cuire un soufflé... vous imaginez le tableau !

Les CAPTEURS nouvelle génération (apparemment on ne dit plus Linky, les communicants à pattes se sont mordus les doigts et ont rectifié le tir) sont bien là pour cette compensation, en plus de leur collecte permanente de données. On va bien rire.... euh...

Comment éviter de "parler politique" ? Il s'agit là de notre vie de demain (pas dans dix ans, bien plus tôt). Les CAPTEURS sont un élément essentiel d'une stratégie bien élaborée et à nombreuses facettes.

 Ceux qui refusent aujourd'hui de le voir, le regretteront un jour proche. Ils auront pourtant été prévenus, mais leurs oreilles auront été fermées à ces indications. Les Cassandre sont toujours mal vus.

Cet article est illustré grâce à Lucas Grandin et Malou C.,
élèves de la première S SVT 622 du lycée Jacques de Vaucanson à Tours.
Merci à eux.

dimanche 5 août 2018

Les compteurs (ou CAPTEURS) communicants dont l'eau !

Tous les CAPTEURS ont le même but (caché, mais évident) : recueillir le maximum de données sur tous les usagers du gaz, de l'électricité et de l'eau, ces trois sources essentielles de notre vie quotidienne. C'est pourquoi bien qu'ils s'en cachent, ceux qui mettent en place ces nouveaux appareils ont pour seul but (sous le couvert d'une prétendue "transition énergétique" aux sens multiples et souvent illusoires) de faire le plein de données sur chacun de nous. Cela complète agréablement (euh...) les autres données rassemblées par les GAFAM et autres, qui sont déjà colossales, mais encore incomplètes.

Qu'on ne s'y trompe pas : CHACUN, à un moment ou à un autre, peut se retrouver sous le microscope pour des raisons ou des prétextes auxquels on ne pense même pas. Ces données, qui pour le moment sont encore difficiles à réunir tant elles sont diverses, tracent de chacun un profil bien plus complet que ce qu'on connaît de soi-même. Cet aspect avait été évoqué au cours d'une réunion à Saint Herblain près de Nantes en 2017.

Les trois sources convergent vers ce mieux-connaître auquel aspirent "les Autorités", même si chacun tient à garder un voile pudique sur sa vie privée.

C'est pourquoi nous avions déjà esquissé
 —   les avantages et inconvénients du Linky
 —   les avantages et inconvénients du Gazpar

On sait mal ce qui en est des compteurs d'eau, pour différentes raisons.

— il y a plusieurs modèles différents, avec des caractéristiques qui peuvent varier. On sait que l'émetteur, qui se clipe sur le compteur lui-même, comporte une pile lui aussi. Valable pour combien de temps ? On ne sait pas. Émettant sur quelle fréquence ? On parle de 868 MHz, mais sans confirmation.

— il y a autant de fournisseurs que de syndicats intercommunaux, et plusieurs prestataires (SAUR, VEOLIA, Lyonnaise des Eaux – les principales – ... une dizaine en tout) donc une jungle difficile à démêler

— des réémetteurs seraient installés sur les lampadaires par exemple (un émetteur pour deux lampadaires, à 2 ou 3 mètres du sol), donc des réémetteurs très nombreux sans doute parce que la fréquence est élevée. Eux, réémettraient à 2,4 GHz.

— la fréquence de ramassage des données risque d'être très élevée, presque en temps réel, « pour détecter tout de suite les fuites ». Cela permet surtout de créer une belle courbe de charge très intéressante pour les assureurs, les marchands de machines à laver, et autres.

La pose a commencé, d'après ce que l'on sait, dès 2010. Dans la plus grande discrétion. Comme il s'agit le plus souvent d'un simple ajout au compteur existant, il n'y a pas interruption du flux d'eau. Il faut aller vérifier pour savoir si le petit machin avec sa courte antenne de 5 centimètres à peine a été mis en place.

Je pense en avoir dit ce que j'en sais ; ah si, les compteurs appartiennent aux communes ! Pour les CAPTEURS, il faudrait sans doute un procès pour le définir exactement, car il y a semble-t-il un trou juridique là-dessus.

Pour les compteurs à eau, brièvement c'est donc assez proche, au point que déjà, des personnes sont chassées de chez elles : elle ont pu se faire remettre l'ancien compteur d'eau, mais les émissions des émetteurs installés sur les compteurs voisins sont suffisantes pour leur rendre la vie insupportable. Oui, nous avons des noms, même si les personnes en question exigent de rester anonymes pour différentes raisons que nous connaissons.

Afin de rendre compte du résultat, nous avons mis à jour un tableau établi voici déjà presque deux ans.


mercredi 1 août 2018

Après avantages et inconvénients du Linky, ceux du Gazpar !

GAZPAR, des questions "express"






Comment ça marche ?

1  —  un compteur classique mécanique crée des impulsions à chaque avancée du compteur (selon les mouvements des deux soufflets à l'intérieur)

 

2 — un capteur dans une enceinte vraiment hermétique (sinon zone ATEX 1) jaune transforme chaque impulsion en information, il y a donc un petit ordinateur basique dans cette enceinte nommée Gazpar. Ordinateur alimenté pendant 20 ans (!) par une pile au lithium. Celle-ci alimente aussi l'émetteur 169 MHz qui se déclenche (selon les dires officiels de GRDF) deux fois par jour pendant une seconde. On n'a pas pu encore contrôler cette fréquence d'émissions. 

Les déclarations d'un directeur régional de GRDF tendraient à faire penser que, comme pour le Linky, les échanges d'informations avec le concentrateur seraient très fréquents : pour vérifier que les interlocuteurs sont bien là, mais aussi pour abaisser le délai entre deux envois de données. Ce pourrait être horaire, bi-horaire, voire tous les quarts d'heures, ou plus rapproché encore. D'où une nouvelle "courbe de charge" bien vendable.

 

3 — Donc, en principe, à vérifier, deux fois par jour l'émetteur du Gazpar lance une émission de moins d'une seconde. Celle-ci est récupérée, si "tout va bien", par un concentrateur situé sur un lieu élevé à une distance jusqu'à 5 Km, ce qui implique une émission assez forte en puissance au départ en raison des inévitables interférences. La petite pile au lithium tiendra-t-elle vingt ans ?

 

4 — Plusieurs fois par jour (combien ?...) le concentrateur répercute sur les fréquences 900 MHz ou apparentées (pour mémoire ENEDIS utilise la gamme des 2,4 GHZ, soit 2400 MHz, et les magnétrons des fours à micro-ondes émettent en 2,45 GHz, avec davantage de puissance bien sûr) sa collecte vers le récepteur GRDF, situé... on ne sait pas où. Celui-ci peut à son tour donner des ordres aux concentrateurs, pour des mises à jour ou des changements dans le rythme des relevés.


Des avantages ? Des inconvénients ?

 

1— Pour GRDF,

 

— plus de relevés à pied, donc beaucoup de mises à pied (à vue de nez 2 à 3000, voire plus)

 

— possibilité de vendre des données, même si théoriquement « c'est interdit sans le consentement explicite des usagers » devenus simples clients.

 

— en revanche plus du tout de contrôle visuel des compteurs, ce qui peut être dangereux avec le temps.


2 — Pour l'usager (il le reste, parce que quoiqu'on pense, il s'agit là d'un essentiel service public dans son sujet même)

 

— avantage, plus besoin de rester une demi-journée pour ouvrir la porte au releveur de l'index

 

— inconvénient de cet avantage, des personnes se déplaçant peu perdent cette visite ; comme celle du facteur est maintenant payante...

 

— ces impulsions que le Gazpar envoie "deux fois par jour" sont multipliées par le nombre de Gazpar, qui peut être important dans un immeuble. Ce n'est pas très important, mais cela s'ajoute par des émissions pulsées à un brouillard électromagnétique de plus en plus prégnant. Encore la 5G n'est-elle encore pour le moment (août 2018) qu'à un stade expérimental, mais son déploiement commence sans doute dès la rentrée dans des villes pilotes comme Nantes, Toulouse, Lyon, Lille, Grenoble, St Étienne... (une dizaine environ au départ)

 

— la plupart des gens se contrefichent de pouvoir suivre (avec environ une semaine de décalage souvent) leur consommation sur Internet. En revanche, les données qui circulent et les concernent font dresser l'oreille même si elles paraissent moins importantes que celles que déploie la courbe de charge du Linky. Il est connu que la CNIL est bien impuissante, même si elle peut formuler des recommandations.

 

— des économies ? Il faudra payer le compteur, avec le temps. Un compteur remplaçant assez souvent un appareil en parfait état de marche (les anciens sont nettement plus "costauds"). Pour les économies elles-mêmes, elles seront la plupart du temps parfaitement négligeables à condition que ce nouvel appareil soit fiable. Et pour rappel, au plus tard au bout de vingt ans, sans doute dans un délai plus bref encore dans de nombreux cas, il faudra à nouveau changer l'appareil avec sa pile soudée.


Conclusion rapide : un nouveau compteur si nécessaire ; communicant, NON.

(quelques données ont été mises à jour, merci au collectif du Vallon)

jeudi 28 juin 2018

Il avait des avantages, et des inconvénients : le LINKY

(nommé maintenant – paraît-il officiellement selon certaines sources –  « comptage évolué d'EDF », apparemment le nom Linky aurait trop mauvaise réputation !)

Cet appareil veut remplacer les compteurs qui donnaient parfaitement satisfaction, depuis les noirs déjà bien anciens jusqu'aux blancs, en passant par les bleus. Selon le mot de Philippe Monloubou président du directoire d'ENEDIS (ex-ERdF), c'est un CAPTEUR pour lequel la fonction de comptage est accessoire : il n'est d'ailleurs pas, sauf information contraire que nous cherchons toujours,  homologué en métrologie, ce qui est un comble.

Il comporte un contrôleur qui mesure aux bornes d'une résistance censée être fiable et bien étalonnée la tension, l'intensité, les puissances active, réactive et apparente (le total des deux premières) ; il est commandé (cas des particuliers) par un interrupteur une seule phase (si c'est le neutre qui est coupé, et pas la phase, parce que les fils sont inversés, les accidents peuvent être graves) déclenchable par une puissance demandée non conforme à l'abonnement, ou à distance par ENEDIS, ou manuellement sur place. On n'ose imaginer le cas d'un CAPTEUR triphasé où l'une des phases est inversée avec la prise de terre....


CIRCUIT PRINCIPAL
 
1 – Interrupteur une seule phase

2  – Micro-résistance sur laquelle se fait la mesure

3 – Pile au lithium (durée 20 ans ? et soudée ? une blague), explose en cas d'incendie

4 – Varistance pour la protection, vite fatiguée par les surtensions, mais moins chère qu'une diode à effet Zener plus endurante


I — Avantages

 
A Pour ENEDIS

* Finis les « relevés à pied » => 10 000 mises à pied au moins, la plupart chez des sous-traitants, mais tout de même environ 2500 chez EDF et ses filiales.

* Possibilité de délestages très fins chez des particuliers ou de petites PME

* Récupération massive de données à un rythme initié par ENEDIS lui-même, données utilisables à la fois en interne, et à la revente juteuse : à aucun moment ENEDIS n'a pris la peine de demander aux usagers la permission explicite d'utiliser ces données, malgré les recommandations de la CNIL.

* Technologie non figée, améliorable au fil de l'eau par téléchargement de mises à jour : ce sera bien plus important encore, quand les ERL (Émetteurs Radio Linky devenus Émetteurs Radio Locaux) seront posés, et en service. On notera qu'ENEDIS communique fort peu sur ces modules, payants, sauf pour les cas sociaux où ils seront posés d'office.

 
B Pour les usagers

* Plus besoin pour les foyers dont le compteur est à l'intérieur du logement d'être présent le jour du relevé

* Plus facile (un peu, très peu) de vérifier sa consommation par rapport aux anciens compteurs à disque. Mais avec un décalage de 24 heures, euh...

* C'est tout !


II — Inconvénients

 
A – Pour les usagers

1 – Le coût

* Appareil lui-même (dit gratuit) financé d'abord par un prêt à taux très réduit contracté par ENEDIS, largement amorti par une augmentation de la TURPE à partir de 2022, comprise dans la facture aux usagers.

* Intolérance du CAPTEUR à la moindre pointe de dépassement au démarrage d'un appareil par rapport à la puissance souscrite, d'où déclenchement intempestif de l'interrupteur interne, qui oblige le plus souvent à souscrire un abonnement à une puissance plus élevée (au moins 25% plus cher, voire le double).

* Le CAPTEUR tient semble-t-il compte de la puissance totale, et non de la puissance effective, ce qui augmente la consommation facturée. C'est en tout cas sûr pour la puissance de "décrochage" qui le fait disjoncter. Il y a même tricherie sur la puissance souscrite, puisque en raison du cosinus Phi, avec le même contrat, vous passez de 6900 W (cas le plus fréquent de 30 ampères) à 4830-4900 VA. Comme au démarrage certains appareils ont une pointe de consommation brève du double de la puissance nominale....

* Le CAPTEUR lui-même consomme un peu (2 W semble-t-il selon des tests de particuliers, avec des pointes à 10 W), avec son mini-ordinateur interne, et surtout son émetteur de CPL en direction du réseau électrique.


2 – Les risques

* Risques électriques

– Les poseurs, la plupart du temps précaires non électriciens, ET payés "au rendement", se trompent souvent entre phase et neutre, ce qui occasionne fréquemment des arcs électriques : désormais les départs de feux où l'électricité est en cause sont estimés à deux par semaine (alors que le déploiement n'en est qu'au tiers environ). Chiffre fourni par des assureurs.

– Les releveurs ne passent plus vérifier les compteurs, s'il y a une anomalie qui ne joue pas avec la consommation l'information ne sera pas remontée : là encore il peut y avoir un risque supplémentaire d'incendie.

– Quand l'usager, excédé par les coupures électriques dues au CAPTEUR demande l'augmentation de puissance du contrat, ENEDIS déclenche celle-ci à distance sans venir vérifier si le réseau peut supporter cette augmentation. Comme le poseur s'il le peut règle le disjoncteur général au maximum, il n'y a plus aucune sécurité réelle. Les réseaux intérieurs des logements sont souvent loin des normes, voire vétustes. Le risque de surtension quelque part (faux contact, fil abîmé ou prise de courant trop sollicitée) est l'invitation à de beaux incendies.

– Le CAPTEUR envoie des signaux vers le concentrateur, mais aussi vers le logement, vers tous les logements environnants. Les appareils électriques supportent parfois très mal ces signaux en salves très rapprochées, les pannes deviennent très fréquentes pour des machines loin de leur fin de vie théorique. Il n'y aucune assurance pour couvrir ces risques classés dans "électro-magnétique ". Il faut dire que la Lloyd's et d'autres compagnies internationales de réassurance ont payé très cher les tentatives de poses en Californie et  dans l'Ontario,  qui depuis ont fait machine arrière.                            


* Risques sanitaires

– Risques immédiats

Les cas se ressemblent. Brutalement des personnes qui ne s'y attendaient pas se mettent à avoir de violents maux de tête, des acouphènes, des vertiges, des impressions indéfinissables, des insomnies presque permanentes, voire des malaises cardiaques : c'est après vérification que ces personnes se rendent compte que cela correspond à la pose du nouveau CAPTEUR, dont ces personnes la plupart du temps ne s'étaient pas aperçues. Ces personnes-là viennent de basculer dans l'électro-hypersensibilité.

Le processus est réversible : si la personne se retrouve dans un environnement "sain", les désagréments cessent au bout de deux ou trois heures, parfois un peu plus. Mais l'hypersensibilité reste, prête à se manifester à nouveau dans un milieu de plus en plus "sale" électromagnétiquement : on peut craindre avec juste raison l'arrivée de la 5G. Celle-ci verra son pendant "plus performant"  en CPL bien sûr répercuté un jour grâce à des mises à jour du Linky (à l'occasion d'un remplacement dans peu d'années), jusqu'au fond de nos habitations (norme G5 déjà envisagée, nous en sommes au G3, ce qui permettra de diffuser toujours plus d'informations par CPL), Pour rappel, la 5G commence à être déployée du côté de Bordeaux, Marseille, Nantes, Toulouse dans une phase post-expérimentation, précédant le déploiement général de (déjà) 2019.


– Risques à long terme

Pour ceux-là, et surtout les plus jeunes, plus vulnérables, et dont la tête est juste au niveau des émetteurs des concentrateurs Linky et leurs antennes (distance de sécurité : au moins cinq mètres), c'est indirectement que l'on peut craindre le pire dix, vingt, trente ans après le début de l'exposition, par analogie avec ce que des chercheurs ont constaté sur un mode accéléré chez des souris. Des cancers, certes, mais aussi des maladies plus difficiles à cerner comme on a pu le constater chez des militaires du contingent qui avaient connu de trop près les essais nucléaires de Moruroa et surtout Fangataufa. Oui, c'est AUSSI de l'électromagnétisme. C'est un processus assez similaire aux méfaits de l'amiante qui n'a pourtant rien à voir avec l'électromagnétisme. Rassurons-nous, "les Autorités" communiquent fort peu là-dessus.


B — Pour les Maires des communes

Nous avons précisé que les compagnies et sociétés mutuelles d'assurance ne couvraient pas les risques électromagnétiques, parce que les réassureurs sont échaudés. Les maires se rendent-ils compte du risque personnel qu'ils prennent, en acceptant le déploiement du Linky CONTRE la demande de leurs administrés ? Ils seront directement rendus responsables, SURTOUT si c'est un bâtiment communal qui est ravagé par un incendie causé par le Linky. Il vaut mieux ne pas penser à ce qui pourrait arriver à une école communale, ou à un EHPAD en particulier la nuit...


 C — Pour ENEDIS

L'image de marque "service public" est très largement écornée, mais l'actionnaire à 100% (EDF) s'en fiche bien. De toute façon, il s'est auto-déclaré « non responsable », c'est un peu facile. De toute façon, bien entendu il n'est pas assuré...

samedi 14 avril 2018

LINKY – Nous étions au colloque du 9 avril 2018, salle Victor Hugo

Le 9 avril, l'ARRP (Association des Riverains du Rond-Point) à Yerres (91), et l'association Fréquences Santé de Varennes sur Seine (77130) organisaient dans une salle de l'Assemblée nationale un colloque sur l'opposition citoyenne face au déploiement des compteurs capteurs communicants de type Linky, avec le concours des collectifs Rueil Santé et Stop Linky Nord Essonne, et de l'ARTAC (Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse) du Professeur Belpomme. Le Député Nicolas Dupont-Aignan, qui avait pu nous obtenir la salle, n'a pu faire qu'une brève apparition à la tribune, pris par d'autres obligations.

La salle comportait (avec la tribune) quelque 360 places, mais nous n'étions que 250 environ. En raison des menaces de grèves, certains ont peut-être renoncé à venir. Étaient présentes des personnes EHS, enveloppées dans de lourds habits, et même couvertes d'une résille de protection. Une partie importante des spectateurs venait de la région parisienne, dont ceux qui étaient venus par l'autocar affrété par l'association Fréquences Santé et l'ARRP.




Huit thèmes furent abordés.

¤ Analyse raisonnée zones d'ombre et désinformation organisée

¤ Dix articles de lois détournés

¤ Loi : législation et droits applicables. Actions en justice et défense légale.

¤ Médical : santé publique, reconnaissance de l'EHS, droit du travail et EHS.

¤ Technique : courant alternatif et CPL radiatif. Radiofréquences, électromagnétisme.

¤ Politique et économie : obsolescence et écologie ; où vont mourir les compteurs dont la propriété est usurpée.

¤ Victimes : souffrance des EHS, témoignages de brutalités physiques et dommages matériels.

¤ Le courage des Maires : vœux, motions, délibérations, recours gracieux.





Les exposés étaient clairs, malgré les ennuis techniques qui émaillèrent la réunion. Il est vrai qu'étaient présentes des pointures, comme Jean-Pierre Roy, conseiller juridique de Fréquences Santé, Christophe Léguevaques, avocat au cabinet Kexpressia, Alain Durand, Jean-Pierre Joseph de Grenoble,  le Docteur Jean Martouk (orthographe peut-être erronée, désolé) de Toulouse, Gérard Dieuzaide qu'on ne présente plus....

Des pistes intéressantes ont été soulevées, comme le droit de refuser l'entrée des ondes CPL au titre de l'intimité du ménage, ce qui à grande échelle pourrait bloquer tout le déploiement de ces machines aberrantes, non fiables, polluantes, de vie très courte, qu'on nomme les Linky. En effet, le CPL n'est pas seulement celui d'un seul CAPTEUR, mais celui de toute une grappe serrée autour de son concentrateur.

Il est prévu de diffuser le fil du colloque sous forme de fichier de présentation. Celui-ci est actuellement finalisé, car certaines informations ont été ajoutées au fil de l'eau pendant la séance.

Il fallait y être !
JC

jeudi 12 avril 2018

Qu'est-ce que le Linky ?

Linky est fabriqué, au moins au départ, par six entreprises.
Sagemcom en fera à Dinan
Maec, en fera autant à Lille et Cahors (ce sont deux entreprises françaises)
Il y aura aussi l'américain Itron, à Poitiers,
le suisse Landis + Gyr (filiale de Toshiba) à Montluçon,
l'allemand Elster à Estrées-Deniécourt  (Somme),
l'espagnol Ziv à Fontaine (Isère).



Atos Origin signe le logiciel interne grâce à sa filiale Atos WorldGrid (à Bezons, 95)

C'est un boîtier léger, de couleur peu engageante, et à la solidité suspecte. Déjà la génération précédente, blanche (tel le ZCD126 de Landys + Gyr), ne pèse pas lourd.

Non, il ne comporte pas de camera, comme certains partisans retors de l'appareil ont voulu en répandre le bruit pour discréditer ceux qui le relayaient : il comporte un clignotant indiquant son fonctionnement.

En revanche, s'il  ne prendra pas feu spontanément (matériau ininflammable catégorie M1) il pourra se mettre à brûler sous l'action d'un feu extérieur. Cela pourra occasionner l'émission de fumées toxiques. Déjà on déplore semble-t-il un mort occasionné par ce mécanisme peu fiable, peut-être deux. Il sera difficile d'en savoir plus.

Or, la coupe de l'appareil indique clairement qu'il ne comporte pas un vrai disjoncteur, mais un interrupteur une phase déclenchable soit par une surtension, soit par une sollicitation téléguidée. C'est un véritable danger, car de façon logique, c'est à pleine charge que l'électro-aimant le manœuvrant agira. 

Alors se produira presque à coup sûr un arc électrique, en particulier si phase et neutre ont été inversés par le poseur. A ce moment-là les risques d'extension à un véritable incendie sont grands. C'est bien ce à quoi nous assistons, depuis le commencement des poses, et malgré les précautions des "Autorités" pour que la publicité faite à "ces incidents" soit minimisée le plus possible.

Les départs de feu ? Il semble bien que désormais il y en ait plusieurs chaque semaine, avec les mêmes causes. Les compagnies d'assurance le confirment, comme a pu l'assurer un spécialiste à la tribune du colloque qui a eu lieu à la salle Victor Hugo de l'Assemblée nationale le 9 avril, à propos du Linky précisément.

Qu'est-ce que le Linky ? Laissons Monsieur Philippe Monloubou, président du directoire d'ENEDIS ex-ERDF, le définir lui-même :

« Linky est un CAPTEUR... qui nous permettra de devenir un opérateur de BIG DATA »



On ne saurait être plus clair. Linky n'est pas un compteur, même si une fonction annexe permet bien approximativement de lui prêter cet usage (il n'est pourtant pas homologué officiellement en tant qu'appareil de mesures). Linky est chargé, à des intervalles réglables au bon vouloir de l'opérateur, de recueillir des données sur des personnes qui ne sont plus des usagers du service public, mais de simples clients comme ceux de Facebook ou d'Amazon. La fameuse courbe de charge est une mine d'or.  Effectivement, elle permet (et c'est Bernard Lassus, cadre supérieur d'ENEDIS et directeur du programme Linky qui l'a démontré) de savoir exactement quand et pour combien de temps tel appareil bien précis a fonctionné chez vous. Avec un peu plus de subtilité, s'il s'agit d'un écran de télévision, en faisant corréler les fluctuations de consommation et les pics de musique et d'image des émissions, il sera même possible de savoir QUELLE chaîne, quelle émission est regardée. Impressionnant, non ?

Comme les appareils sont désormais tous pucés depuis environ 2010,  le CAPTEUR, éventuellement aidé du module ERL qui viendra le compléter un peu plus tard, saura exactement par échanges de données quel modèle vous avez chez vous, son âge... et ainsi aider "utilement" les constructeurs d'électroménager à solliciter les clients un peu avant l'arrivée fatidique de l'obsolescence programmée : elle est belle, la vie, tout de même !

Voilà qui sera intéressant. ENEDIS n'a absolument pas pris la peine de demander aux usagers l'autorisation de déposer des COMPTEURS en parfait état de marche (ces compteurs appartiennent même aujourd'hui aux communes), de les DÉTRUIRE (donc de les voler aux collectivités), et de les remplacer par des CAPTEURS approximatifs en métrologie, mais passionnants pour des acheteurs de données volées (elles aussi) sans vergogne. Donc ENEDIS va se faire beaucoup d'argent, sur des appareils que, à partir de 2021, les usagers vont largement payer (y compris les intérêts des sommes avancées) grâce à la TURPE. Une taxe fourre-tout à laquelle ces braves gens feront dire tout ce qu'ils veulent.

L'usager tente-t-il de s'opposer à ce remplacement à la hussarde ? Même s'il a de graves ennuis de santé, c'est lui qui sera menacé par les poseurs, ou par les "commerciaux" d'ENEDIS. Les témoignages sont légion. Y compris de l'auteur de ce billet. Il convient bien entendu de ne rien lâcher, puisque rien dans la loi n'oblige le citoyen à ACCEPTER ce nouvel appareil, même si Enedis a pour mission de le déployer. Heureusement, de plus en plus les citoyens sont devenus conscients de ces enjeux malgré le couvercle posé dans les médias par "les Autorités" pour éviter cette prise de conscience.

Une question très pertinente a même été posée le 9 avril par un intervenant de la salle, à Paris. De même que l'intrusion d'une personne dans l'intimité d'un ménage est interdite, de même celle d'ondes non sollicitées comme celles du CPL qui essaime sur plusieurs centaines de mètres (même si soi-même on n'a pas subi l'irruption d'un Linky chez soi), doit-elle être considérée comme répréhensible devant la loi.  Après tout, on appelle bien la police pour des tapages nocturnes !

Jean-Claude

jeudi 5 avril 2018

Le Linky communicant : ce qu'il faut savoir

C'était le 3 novembre 2017.

Ce jour-là Stéphane Lhomme se déplaçait à Poitiers, pour une conférence qui allait faire date. Il était en effet prévu à la fois de sous-titrer la conférence, et de la doubler par des opérateurs du langage des signes.

La salle s'est très correctement remplie (de 250 à 300 personnes, semble-t-il). Au premier rang, de nombreux sourds et malentendants avaient fait le déplacement.



Comme c'est presque la règle, la réunion a un peu débordé les horaires prévus, ce qui a obligé les organisateurs à ne pas inclure dans la vidéo le débat qui a suivi. C'était dommage, car certains points non abordés par le conférencier dans le courant de son exposé, ont été mis sur le tapis.

(Soit dit en passant, il faudra que je pose la question à l'organisatrice, Patricia, animatrice du grand collectif couvrant toutes les Deux-Sèvres : peut-on récupérer encore les propos qui se sont dits au cours de ce débat)

Bien entendu, j'étais présent. Depuis Nantes, ce n'est pas trop loin.

Il sera sans doute important de ne pas hésiter à poser des questions complémentaires. Quelques points de détails n'ont pas été abordés, tels que le défaut d'assurance pour tous les dégâts d'origine électromagnétiques (incendies, santé...)

Continuons ensemble !
Jean-Claude